Les Jeudi des Archives – Novaciéries durant la Première Guerre mondiale

Cette semaine, le service des Archives vous propose de poursuivre l’histoire du site de Novaciéries en s’intéressant plus particulièrement à son rôle majeur dans la Première Guerre mondiale.

 

Durant la Première guerre mondiale, de par leurs situations géographiques et leurs forts potentiels industriels, les usines du centre de la France vont devenir le véritable arsenal de la France (les nombreuses usines dans le Nord et le Nord-Est de la France se trouvant occupées ou trop proches des lignes de combats).

 

La production en armes et munitions ne cesse d’augmenter : en octobre 1914, 4000 munitions de 75 mm sont produites par jour. En novembre 1915, 25 000 par jour. En novembre 1917, 4 000 000 d’obus sont fabriqués par mois (soit 130 000 par jour). Les pièces d’artilleries produites par moi sont triplées entre 1915 et novembre 1917 (de 50 pièces ont passent à plus de 150 par mois).

 

Pour suivre les cadences de productions toujours en hausse, des investissements vont être fait durant toute la durée de la guerre pour améliorer, agrandir ou construire de nouveaux ateliers (par exemple une douillerie début 1916 ou le pont rail, réalisé en 1917 pour relier l’aciérie du Plat d’Izieux directement à la voie ferrée.

 

Pour participer activement à l’effort de guerre, les Forges et Aciéries de la Marine vont employer jusqu’à 14 500 personnes dont 3500 à 5000 femmes.

 

On fait aussi appel aux colonies. Un décret du 14 septembre 1916 instaure la réquisition de travailleurs coloniaux.

 

Parmi les grandes réalisations de la Compagnie, il y a le char « Saint-Chamond, 2ème char d’assaut produit pour l’Armée Française.

 

Il était assemblé dans l’ancienne Halle n° 6, démolie en mai 2016. 400 exemplaires sortiront de la Halle n° 6 entre la fin 1916 et janvier 1918 (soit un rythme de production de 1/jour). Une fois assemblée, ils passaient des essais de conformité sur les sites de la Péronnière et sur l’ancien crassier des Forges et Aciéries de la Marine.

 

Le baptême du feu des chars « Saint-Chamond » a lieu le 5 mai 1917 lors de la bataille du Moulin de Laffaux (Aisne).

 

Les « Saint-Chamond » sont utilisés jusqu’en septembre 1918 puis ils sont successivement remplacés par des modèles de chars anglais.

 

Aujourd’hui il ne reste plus qu’un seul exemplaire de ce char, exposé au Musée des blindés de Saumur.

 

Pour la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale, le CERPI, en collaboration avec les Amis du Vieux Saint-Chamond et le lycée Claude Lebois ont réalisé une maquette taille réelle du char qui est aujourd’hui exposé sur le site de Novaciéries, à quelques mètres de là où il est né.

 

Assemblage char.

Aciéries marine char blindé.