Les Jeudi des Archives – les jardins ouvriers de la ville

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Les Jeudi des archives

 Cette semaine, le service des Archives vous emmène cultiver votre mémoire dans les jardins ouvriers de la ville.

🌱 Les jardins familiaux/ouvriers sont des parcelles de terrain gérés par une association et mis à disposition de jardiniers afin qu’ils en jouissent pour leurs loisirs et les cultivent pour les besoins de leur famille à l’exclusion de tout usage commercial.

 

🍃 Historiquement, on peut distinguer deux principaux lieux d’implantation de ces jardins correspondant à deux traditions différentes : Saint-Julien et les « terres de Planèze » et Izieux et les jardins ouvriers.

🍃 Les « terres de Planèze » sont des terrains données aux pauvres de la paroisse par Béatrix de Roussillon, Dame du Jarez au 13ème siècle. Ces terres, cultivées par les plus démunis, sont par la suite gérées par la fabrique de la paroisse de Saint-Julien-en-Jarez puis, en 1905, par le bureau de bienfaisance de Saint-Julien (ancêtre du Bureau d’aide sociale et du CCAS). En 1941, les « terres de Planèze » sont louées à la société des jardins ouvriers de Saint-Julien-en-Jarez nouvellement créée.

🍃 Les jardins ouvriers naissent à la fin du 19ème siècle dans les régions industrielles françaises. La région stéphanoise sera pionnière en la matière, avec la création de jardin dès 1894 par le père Volpette. Dans la vallée du Gier, ces jardins sont majoritairement créés par les grandes entreprises textiles et métallurgiques. Dans une logique paternaliste, ces jardins doivent notamment venir en aide aux besoins des familles d’ouvriers, leur fournir un loisir et ainsi limiter les tensions sociales.

🍃 A Izieux, c’est la Compagnie des Forges et Aciéries de la Marine qui met à disposition jusqu’à 800 parcelles de terrain pour ses ouvriers. Les entreprises Gillet ou la Soie d’Izieux mettent également à disposition de leurs employés des jardins.

🍃 Ces jardins vont jouer un rôle important durant la seconde guerre mondiale en permettant aux ouvriers de cultiver leurs propres légumes en pleine période de rationnement. L’importance des jardins ouvriers par une loi du 31 octobre 1941 obligeant les jardiniers à constituer des associations. La Société Amicale des Jardins Ouvriers du canton de Saint-Chamond, née 20 ans plus tôt, compte alors plus de 600 sociétaires.

🍃 A partir des années 60-70, le nombre de jardins familiaux (leur nom officiel depuis 1952) décroît du fait de l’urbanisation et du déclin progressif des grandes entreprises du textile et de la métallurgie.

 

🌼 Saint-Chamond compte huit associations de jardins ouvriers et/ou familiaux : les jardins familiaux de Planèze, les jardins ouvriers du Clos Marquet, de la Brocharie, de la Martinière, de la Friaude, des teintureries d’Izieux, de Voron et du Coin et les jardiniers de Moulin Combat.

Et vous, cultivez-vous votre jardin