Les jeudi des archives – histoire du site de Novaciéries

Cette semaine, le service des Archives vous propose de découvrir l’histoire du site de Novaciéries.

 

Dès le début des années 1820, le site du Pré-Château est occupé par la première forge d’Antoine Morel. Il s’associe à deux autres industriels, Hippolyte Pétin et Jean-Marie Gaudet en 1847. En 1854, ils fusionnent avec la société Jackson Frères, la société Neyrand, Thiollière, Bergeron et Cie et la société Parent, Shaken, Goldsmith et Cie sous le nom de Compagnie des Hauts Fourneaux, Forges et Aciéries de la Marine et des Chemins de Fer.

 

Le groupe dispose d’un réseau d’usines et d’établissements partout en France.

 

En 1903, la Compagnie fusionne à nouveau avec la société Vezin Aulnoye basée à Homécourt et prend la nouvelle dénomination de Compagnie des forges et aciéries de la Marine et d’Homécourt.

 

L’usine de Saint-Chamond est constituée d’ateliers métallurgiques (aciéries Martin et électrique, moulerie d’acier, fonderie, forge, ateliers de bandages, atelier d’obus) et d’ateliers de construction (chaudronnerie, mécanique, atelier de montage de locomotive).

 

On y produit des moulages de grandes dimensions en fonte ou en acier, des tourelles pour la marine, des obus et fusées, des collecteurs pour chaudière, des locomotives et autres éléments pour le chemin de fer (axes, roues) ou encore du matériel de guerre de tous modèles et tous calibres.

 

Les Forges et Aciéries de la Marine va très rapidement disposer d’un savoir-faire important dans le domaine de l’armement.  Dès 1853-54, la Compagnie produit les blindages pour le cuirassement de navires de guerre de la Marine française puis en 1859 participe à la réalisation du premier cuirassé français « la Gloire ».

 

La spécialisation dans l’artillerie et le blindage s’effectue dans les années 1880 : la production des fabrications courantes connaît une grave crise et ce sont les productions à forte valeur ajoutée qui vont sauver la Compagnie. De plus, une loi de 1885 va autoriser l’exportation du matériel militaire. En 1882-1883 est créé le champ de tir de Langonand où la Compagnie va tester son armement et elle va créer un service spécial pour l’étude et la construction de l’armement.

 

Pour répondre à ces demandes, le site va connaître des agrandissements majeurs avec la construction de nouveaux ateliers, fonderie et aciéries dont la grande cheminée en 1863 ou encore l’aciérie n° 1 en 1878 (actuel Hall in One). C’est aussi durant cette période que le Gier qui traverse le site est couvert (1880-1898).

 

La Compagnie va alors acquérir une renommée mondiale et va jouer un rôle essentiel durant la Première Guerre mondiale…

 

 

Germain Morel.

 

Hippolyte Pétin.

 

Aciéries Marine.

 

Plan des usines.

 

Aciérie n°1.

 

Exposition internationale 1904, aciérie marine.

 

Exposition internationale 1904, aciérie marine.

 

Aciéries marine, champ de tir, Langonand.

 

Atelier assemblage locomotive.

 

Locomotive modèle pacific.

 

Aciérie marine, sortie four lingot.

 

Atelier finissage, blindage.