Atelier RSO – Fresque du climat

Démarche Responsabilité Sociétale des Organisations (RSO)

Atelier 1 – Fresque du Climat 🌏

Il s’agit d’une « première » à Saint-Chamond.

Dans le cadre de la démarche de Responsabilité Sociétale engagée par la commune, la Ville a mis en place un atelier Fresque du Climat. Cet atelier a réuni une vingtaine de personnes, élus et et agents municipaux, qui ont travaillé à la réalisation de fresques du climat, à partir de 42 cartes représentant des enjeux climatiques, causes et conséquences.

La Fresque du Climat est un outil pédagogique qui s’appuie sur des données scientifiques (rapport du GIEC).

Les participants étaient invités à réfléchir collectivement afin de comprendre les enjeux climatiques pour mieux agir.
Deux fresqueurs de l’association Fresque du Climat ont encadré les groupes afin de les guider, de faciliter leur communication.

Cet atelier a permis une prise de conscience et une mise en réflexion de chacun pour agir de façon individuelle et collective sur le changement climatique et permettre de mieux inclure les actions menées par la ville dans le cadre de sa démarche de Responsabilité Sociétale. Ce premier atelier ouvre un cycle d’une dizaine d’ateliers qui se dérouleront en 2022.

Merci à tous les participants et à nos 2 fresqueurs.

LE SAVIEZ-VOUS?

🌏 L’effet de serre est bénéfique pour permettre la vie de se développer dans le confort, en revanche les activités humaines ont augmenté cet effet de serre en seulement 150 ans à cause des émissions dues aux énergies fossiles et à notre mode de vie. Le climat n’est pas la météo mais a connu plusieurs variations très importantes depuis les 4,5 et quelques milliards d’années d’existence de la Terre. Au cours des différentes ères, la concentration en CO2 a varié et la température moyenne est corrélée à la concentration de CO2 dans l’atmosphère, on a vu que 5 °C de moins (par rapport à 1750) conduisait à une ère glaciaire avec 100 m de glace sur toute l’Angleterre (et 100 000 « Français » seulement qui survivaient dans le froid) et que 4 ou 5 °C de plus (par rapport à 1750) faisaient monter le niveau des océans de telle façon que personne ne pourrait plus aller sur les côtes telles qu’on les connait (sans parler des ports, la belle affaire d’avoir de nouvelles routes maritimes ouvertes à travers le pôle Nord s’il faut reconstruire tous les ports, comme Amsterdam ou Rotterdam…).

 

🌏 Et ce sont les émissions dues à l’homme/femme depuis 150 ans qui ont fait passer la concentration de CO2 de 280 ppm à 420 ppm en seulement 150 ans, alors qu’il a fallu 10000 ans de déglaciation pour passer de 180 ppm à 280 ppm de C02 dans l’atmosphère, les espèces ont eu un certain temps pour s’adapter en 10000 ans, pas sûr que les arbres puissent se déplacer en quelques décennies aussi facilement…

Les conséquences sur les événements extrêmes s’intensifient ce qui fait qu’on parle désormais de dérèglement climatique et plus de réchauffement climatique (même si c’est bien l’atmosphère, la terre et les océans qui globalement se réchauffent).

Et enfin les conséquences ultimes sur l’homme/femme : famine, réfugiés climatiques, santé, guerre.

Il est encore possible de limiter le réchauffement global à 1,5 °C qui est l’accord de la Conference Of Parties (COP) de Paris et qui s’est aussi fixé de le limiter bien au-dessous de 2 °C.

Pour cela, il faudrait émettre moins de CO2, donc consommer moins d’énergie fossile (en fait, plus du tout…) et la cible est 2 tonnes par habitant sur la planète (car on a vu que le CO2 ne disparaissait pas rapidement comme les autres gaz à effet de serre comme la vapeur d’eau, le méthane et le protoxyde d’azote pour ne citer que ceux-ci).

Aujourd’hui la moyenne d’un.e Français.e est 9,6 tonnes de CO2 par an. Il faut donc diviser par 5 nos émissions tout compris c’est-à-dire en comptant le CO2 émis dans les champs de coton loin de chez nous, le CO2 émis pour le transporter, etc.