3ème édition des Scènes Urbaines : Du 5 Septembre au 22 Novembre

Programme scènes urbaines 2020

Pour la 3ème édition de son événement « Scènes urbaines », la Ville de  Saint-Chamond investit le site de Novaciéries.

Sur le thème « Art contemporain et reconversion industrielle », cet événement culturel souhaite interroger la place de l’art dans l’espace public, et la mutation d’un site industriel en un lieu patrimonial à vocation de loisirs et de divertissement.
Haut lieu de la mémoire ouvrière et industrielle de Saint-Chamond, le site de Novaciéries représente le symbole de cette mutation.
Hier usines et forges spécialisées dans le traitement de l’acier, aujourd’hui un quartier mixte et durable ouvert sur la ville et l’avenir où se côtoient entreprises, commerces, loisirs, théâtre de verdure et skate park.

Durant trois mois, Novaciéries devient un véritable laboratoire pour les arts et la culture à travers une exposition d’œuvres et d’installations artistiques, afin de vous offrir des expériences originales, à vivre seul, en groupe, ou en famille.

Cinq artistes locaux nous présentent leur interprétation de cette mutation du site de Novaciéries.

 

Maxime Lamarche

Originaire du Doubs, Maxime Lamarche est installé aujourd’hui à Saint-Chamond.

Présent à de nombreux événements artistiques et culturels sur la région, il détourne architectures, bateaux, voitures, et autres objets symboliques pour voir émerger leur charge culturelle.

Son oeuvre interroge la durée de survie de nos fantasmes et de nos illusions avec ses sculptures hybrides aux équilibres précaires. Jouant sur les échelles et les potentialités évocatrices de ses oeuvres, il amorce un récit qui déroute et nous met face à la désuétude de notre monde. Son oeuvre inédite, reprend une carcasse de Chevrolet de 1964, coupée, réduite puis modifiée pour revenir aux signes essentiels de l’automobile, objet symbolique issu de la «société des loisirs» afin d’en
interroger son héritage.

Maxime Lamarche

Scenocosme

Le couple d’artistes stéphanois Scenocosme réunit Grégory Lasserre et Anaïs met den Ancxt. Ils détournent diverses technologies pour créer des œuvres d’art contemporaines. Ils développent la notion d’interactivité, par laquelle l’œuvre existe et évolue grâce aux relations corporelles et sociales des spectateurs.  Ils réalisent d’étonnantes hybridations entre technologies et éléments vivants ou naturels (végétaux, humains, eau, bois, pierres…). Leurs œuvres sont présentées dans de nombreux musées, centres d’art contemporain et festivals d’art numérique dans le monde.

Contact est une installation sonore et interactive. Elle met en scène le corps et la peau des spectateurs et les transforme en instruments sonores humains.

Contacts scenocosme

Phonofolium est une œuvre interactive présentant un arbuste qui réagit au moindre contact électrostatique humain par des sonorités. Lorsqu’une personne caresse l’arbuste, celui-ci se met à chanter en fonction de la proximité du contact.

Phonopholium scenocosme

Kasia Ozga

Née en Pologne, Kasia Ozga a grandi aux Etats-Unis et habite en France depuis 2006. Titulaire d’un doctorat sur la sculpture dans l’espace public soutenu en 2013, elle a exposé dans plus de 15 pays étrangers à l’occasion de diverses résidences d’artistes.

En 2019, elle a participé à la Biennale Internationale Design Saint-Etienne en présentant à Saint-Chamond, sur le site de Novaciéries, son travail Raw Materials, sculptures de bois associées à une installation de nuages en dentelle faite sur mesure.
Son travail sur les matériaux et le corps humain explore les limites de la fonctionnalité et de la valeur, interrogeant ainsi la place de l’homme dans son environnement.

La Corde d’Oknos (Bleus de travail): avec cette grande corde tressée à partir de bleus de travail cousus et noués ensemble, et suspendue en hauteur, cette œuvre s’inspire de l’installation-performance Indigo Bleu de Ann Hamilton (1991) et de la sculpture Snake Ceiling de Ai Weiwei (2009).
Cette création rappelle dans sa technique l’existence des premiers métiers à tresses et lacets à Saint-Chamond dès le 19e siècle, ainsi que la présence et le travail physique des hommes qui ont animé le site des Forges et Aciéries de la Marine, et plus largement l’histoire et la mémoire ouvrière de Saint-Chamond.

Ozga

Catherine Baas

Enseignante à l’université de Lyon, Catherine Baas a installé son atelier à Saint-Julien-Molin-Molette.  Après son diplôme supérieur aux Beaux-Arts à Grenoble, elle oriente ses réalisations artistiques vers l’architecture et le paysage.

Ses nombreuses expositions en France et à l’étranger questionnent sur le geste et la place de l’homme dans son environnement.  Après avoir « rêvé » ses créations, Catherine Baas les dessine. L’approche graphique, spontanée et légère est un préalable essentiel au dialogue entre l’artiste et le lieu investi.

Cette création, intitulée « Néo », forme un module hybride s’inspirant du vocabulaire architectural du site et de la représentation de l’usine dans l’imaginaire collectif. L’œuvre fait ainsi référence à la manière dont le site est repensé, et à la manière dont le bâti et la nature cohabitent.

Projet Catherine Baas