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HISTOIRE
DE SAINT-CHAMOND
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> Sous l'ancien régime
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> A l'heure de la révolution |
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En mars 1789,
avec la rédaction des cahiers de doléances
du Tiers-Etat, Saint-Chamond plonge dans la Révolution.
Appelée "Vallée Rousseau",
elle se trouve englobée dans le département
de Rhône et Loire.
En 1792, le Château est pillé et
démoli par les habitants.
En 1793, Lyon se révolte contre la Convention
et entraîne Saint-Chamond dans l'insurrection.
La défaite de l'armée lyonnaise
conduit à l'évacuation de Saint-Chamond.
La convention envoie alors Javogues qui multiplie
les arrêtés épuratoires et
rançonne les habitants.
En 1796, les Saint-Chamonais expédient
une colonne mobile contre les prêtres réfractaires
et déserteurs.
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> Les grandes industries textiles et métallurgiques
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Dès
le deuxième quart du XVIème siècle,
la ville assiste à l'implantation d'ateliers
de travail de la soie qui se développent
tout au long du XVIIème siècle et
font de la ville le berceau de cette industrie.

Cité artisanale |
A partir du XVIIème
et du XVIIIème siècle, Saint-Chamond
devient une cité à vocation
essentiellement industrielle et voit la
création des premières grandes
fonderies et le développement de
très nombreux ateliers (clouteries,
quincailleries, serrureries), intégrés
dans le tissu urbain, le long des rues et
aux abords des cours d'eau.
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Au XIXème siècle, Saint-Chamond connaît
une importante expansion, grâce aux grandes
industries du textile et de la métallurgie,
au développement des manufactures, des teintureries
et des industries d'armement.
En 1853, la ville voit la création de la
société anonyme des houillères
de Saint-Chamond et Germain Morel fonde
le noyau de la grande industrie saint-chamonaise
au Pré-Château.
L'année suivante, Pétin, Gaudet
et Jackson créent la compagnie des Hauts-Fourneaux,
Forges et Aciéries de la Marine et des Chemins
de Fer qui devient en 1914/1918, l'un des premiers
arsenaux de la France en guerre.
Quelques années plus tard, en 1874, Adrien
de Montgolfier devient directeur de la société
des Forges et Aciéries et en fait
l'un des tous premiers établissements du
pays.
Les manufactures de lacets remplacent petit à
petit la soierie en perte de vitesse.
En 1880, Saint-Chamond devient la capitale mondiale
de l'industrie du lacet. Dix-huit ans plus tard,
naît la société des Manufactures
Réunies qui regroupe dix des plus grands
fabricants de lacets et près de 20 000
métiers.
A la fin du XIXème, cette industrie est à
son apogée. |
> Une première partie de XXè siècle
marquée par le développement économique
et une figure emblématique : Antoine Pinay |
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Dans les années
50, tandis que la ville voit la fermeture de sa
dernière mine au Clos Marquet, les Forges
et Aciéries entrent dans le groupe Creusot-Loire,
qui compte 28 usines et 39 000 employés
dont 3 100 à Saint-Chamond.
Des années 30 aux années 70, la
ville est marquée par un homme : Antoine
Pinay, Maire de Saint-Chamond pendant 45 ans.
Son élection à la mairie est le
point de départ d'une grande carrière
politique nationale. Son nom reste attaché
à une politique pragmatique de défense
du franc et d'équilibre budgétaire.
L'emprunt Pinay en est le meilleur symbole.
Saint-Chamond, Saint Julien en Jarez, Izieux
et Saint-Martin en Coailleux fusionnent le 9 mars
1964 pour former le "Grand Saint-Chamond".
La ville devient alors la troisième commune
de la Loire, avec près de 40 000 habitants.
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> Saint-Chamond, des années 1970 à
ce jour |
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Dans les années
1970, la crise contraint Saint-Chamond à
un redéploiement économique.
La ville sait tirer profit du repliement des houillères.
En 1970, une zone industrielle de 24 hectares
est créée au Clos Marquet. Suit
la création de la zone industrielle du
Coin (20 hectares).
Les grandes manufactures du textile et les énormes
ateliers métallurgiques laissent peu à
peu place au développement d'un réseau
dense de petites et moyennes entreprises, à
la périphérie de la ville.
Le début des années 1990 marque
la poursuite du redéploiement économique,
avec notamment la création du parc d'activités
" Stelytec ", fruit d'une collaboration
entre Lyon, Saint-Etienne et Saint-Chamond.
S'appuyant sur une forte tradition industrielle,
Saint-Chamond s'emploie à réussir
le pari de la diversification.
Depuis plusieurs années, elle s'attache
à améliorer le cadre et la qualité
de vie en restaurant le patrimoine historique
et en construisant de nouveaux équipements
sportifs, culturels et sociaux.
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> La légende des " COURT A MIAU " (Couramiaud, Couramiauds) |
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James Condamin,
dans son "Histoire de Saint-Chamond",
publiée en 1890, rapporte une anecdote
selon laquelle, chaque 24 juin, à l'occasion
de la fête de la nativité de Saint-Jean-Baptiste,
les chanoines allumaient un feu gigantesque, dressé
sur l'actuelle place de l'Observatoire.
Au centre du feu s'élevait un arbre, au
sommet duquel se débattait, retenu par
une corde, un chat vivant, destiné à
figurer le démon. Le pauvre animal était-il
brûlé, c'était l'image de
la purification du péché par le
feu. Parvenait-il au contraire à s'échapper,
on concluait à l'expulsion du démon
du corps humain.
Dans l'une et l'autre hypothèse, le symbole
était satisfaisant ; toutefois, la fête
avait beaucoup plus d'animation dans le second
cas de figure. En effet, courir après l'animal
affolé et s'efforcer de le rattraper causait
à nos ancêtres un véritable
plaisir.
Les habitants des villes voisines ne manquèrent
pas une si belle occasion d'appliquer un sobriquet
aux Saint-Chamonnais. Ils baptisèrent donc
les coureurs de chat du surnom de "Couramiaud"
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